Burundi/Politique Les négociations entre rebelles et gouvernement
s'enlisent
Mise en ligne le 9_07_06 Report des négociations pour un cessez-le-feu
entre rebelles et gouvernement et arrestation de deux cadres du
FNL à Bujumbura : le retour à la paix au Burundi est mis en suspens.
De gros nuages dans le ciel burundais qui
espérons le n'augurent pas d'un orage foudroyant le retour
à la paix : report des négociations et arrestation
de deux dirigeants du mouvement FNL ne sont pas en effet des signes
encourageants. A l'origine de cette crise passagère, le statut
de l'armée et l'intégration des anciens rebelles du
FNL. Le FNL plaidait pour une dissolution de l'armée nationale
tandis que le gouvernement défendait plutôt l'intégration
des rebelles au sein de l'armée. « Nous avons déjà
créé une armée intégrée au Burundi
qui comprend d'anciens éléments de la rébellion,
a déclaré Evariste Ndayishimiye, ministre des affaires
intérieures. L'harmonisation et la formation sont maintenant
à leur stade final. Laissons-les [FNL] intégrer leurs
combattants à l'armée ».
Report au 13 juillet
N'ayant pu parvenir à un compromis, les négociateurs
ont souhaité remettre les négociations au 13 juillet
prochain, le temps de consulter leurs dirigeants respectifs. Cette
mauvaise nouvelle intervient au moment où deux dirigeants
du FNL, le commandant Jean Berchmans Ndayishimiye et le commandant
(connue sous le nom de) Blandine ont été arrêtés
à Bujumbura dans le quartier de Kiriri.
Le 18 juin dernier, le gouvernement et les FNL ont signé
un accord préliminaire fixant le 1er juillet comme date limite
pour la signature d'un accord de paix permanent. Cet accord mettrait
fin à 13 ans de guerre civile au Burundi qui ont fait plus
de 300 000 morts au pays.