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Susan Rice, ambassadeur des Etats-Unis, dénonce l'oppression politique au Rwanda
"Le Rwanda doit mettre un terme au harcèlement des opposants politiques, afin de permettre au pays d'assurer son développement", a déclaré Susan Rice, ambassadeur des Etats-Unis à l'Onu, en voyage officiel au Rwanda mercredi.





Commentaires
Oppression politique vraiment?
Les critiques visant le Rwanda n'ont pas varié d'un iota depuis l'élection présidentielle de 2010. En raison d'une sorte de présomption de culpabilité censée prévaloir quand il s'agit de ce pays peut-être, l'assassinat d'un journaliste et d'un opposant ont été attribués au gouvernement sans la moindre preuve. A la même époque, deux journaux furent soumis à une suspension de 6 mois pour calomnie contre des personnes dans leur vie privée. Pour les organisations internationales de défense de la presse pourtant, le gouvernement venait, par cette mesure judiciaire temporaire, prouver son aversion de la presse d'opposition. Toujours à cette époque, une politicienne mystérieusement promue par une certaine presse "candidate la plus crédible de l'opposition à l'élection face à Kagame", fut arrêtée pour complicité de terrorisme et incitation à la division ethnique. Alors qu'une levée de boucliers obscurcissait pratiquement l’horizon en signe de protestation (comme si son innocence était acquise avant la première plaidoirie de ses avocats), son adjoint de campagne – un fugitif condamné à 19 ans de prison pour participation au génocide – dut reconnaitre son crime et demander pardon aux familles de ses victimes avant d’exécuter sa peine.
A une autre élection présidentielle qu’au Rwanda évidemment, c’est plutôt le « ticket » conduit par une candidate dont le numéro 2 est coupable du crime suprême contre l’humanité qui aurait fait scandale ! Aussitôt la période électorale close, plus aucune violation des droits humains ne fut reprochée au Rwanda, et seul l’incessant martelage de la suspicion érigée en certitude a causé et cause encore des effets dévastateurs sur l’image du pays. On ne prête qu’aux riches dit-on. Rien qu’au plan régional pendant ce temps, les crises se succèdent chez nos voisins sans que nul n’ose s’aventurer à en prévoir ni répit ni terme. Terreur, meurtres, viols, guerres civiles ouvertes ou larvées, occupation de territoires entiers par des bandes armées installées à demeure, corruption institutionnalisée et instabilité politique permanente...
A l'opposé, on peut se demander si l’oppression politique soulignée dans le titre de cet article décrit bien la réalité du Rwanda telle qu’elle est vécue par son peuple. Si l’oppression politique y sévissait en effet, ce pays serait-il le moins corrompu de la région des Grands Lacs vraiment? Combien de dictatures championnes de la lutte contre la corruption un élève peut-il trouver dans les manuels d’histoire ? Et combien de régimes oppressifs trouvent-ils le temps de soigner et nourrir leurs populations terrorisées au lieu d'alimenter leurs comptes dans les banques suisses? Tout récemment, le représentant de l’Union Européenne au Rwanda a magistralement démonté le mythe cher aux extrémistes de l’opposition extérieure, voulant que seuls Kigali et ses riches aient pu tirer profit de l’amélioration globale de tous les indices de développement humain. Sur base, non de généralités inspirés de préjugés politiques, mais d’une enquête conduite pas ses services, il a relevé que la prospérité au Rwanda a profité aux plus pauvres. C’est dire si tous les observateurs extérieurs ne se contentent pas d’étiquettes réductrices.
Comment voulez-vous qu’un organisme comme Reporters Sans Frontières par exemple, puisse susciter chez nous autre chose qu’un haussement d’épaules, quand le Rwanda est placé loin derrière la RDC sur son échelle de valeurs, alors que bon an mal an dans ce dernier pays, une dizaine de journalistes y sont assassinés ? Mme Rice a prononcé des paroles très belles et très encourageantes sur le Rwanda, son histoire, le courage de son peuple et l’intégrité de ses dirigeants. Minimiser tout cela en titrant sur sa dénonciation de « l’oppression politique » qui règnerait au Rwanda me semble un choix discutable. Je vous remercie.
Faustin Kagame
Auto satisfaction
Monsieur Faustin Kagame est comme chacun le sait - et donc il n'a pas besoin de le préciser - le porte parole officiel de Paul Kagame.
Il s'agit là discours d'auto justification, tout simplement.
ROBARDEY
Quand l'hôpital se moque de la charité...
Auto-justification : fait de se justifier de ses actes. N’étant accusé d’aucun acte répréhensible, je pense que cet espace de dialogue qui nous est aimablement offert peut très bien convenir à l’expression de mon opinion, sans autre motivation que le débat lui-même. A propos de fonctions ou d’actions pouvant nécessiter des excuses auto justificatrices en réalité, l’inversion des rôles dans le commentaire précédent fait penser à l’hôpital qui se moque de la charité, comme on dit. S’auto-justifier ? Toute personne sachant lire peut dérouler le cortège des commentaires laissés par M. Robardey sur ce forum pour constater qu’il ne fait que ça. Il a d’ailleurs bien raison de le faire puisqu’il se dit engagé dans des procès où son implication militaire au Rwanda est mise en cause.
Il y a tout de même un paradoxe très parlant pour ceux qui veulent bien entendre. Le rapport de la Mission parlementaire française sur le Rwanda a beau avoir regretté de façon expresse le soutien militaire de Paris au régime qui a commis le génocide, lors de son passage à Kigali, le Président Sarkozy a beau avoir déploré les « erreurs de jugement » qui ont entraîné son pays dans la compromission aux côtés d’un régime atroce, rien n’y fait… c’est le Rwanda qui aurait des raisons de se justifier selon certains...
A vrai dire, mon travail de consultant auprès de la présidence du Rwanda ne me disqualifie en rien dans le débat sur les problèmes de mon pays, bien au contraire je dirais. Dans un vrai débat par contre, botter en touche en détournant l’attention sur la personne d’en face n’est pas la solution en termes d’arguments. Je remercie mon « présentateur » de n’avoir rien trouvé à redire sur le contenu de mon message relatif à la visite de Mme Susan Rice à Kigali. De la part d’un contradicteur dans un débat, il n’y a pas meilleur compliment. FK.
Amusant!
Monsieur Kagame oublie deux ou trois détails. Entre autres les autoritès françaises qu'il cite ont toujours indiqué que la faute éventuelle de la France - faute d'ailleurs qu'on aurait beaucoup de mal à prèciser mais il parait qu'il y aurait faute, ce serait un fait incontestable qu'il ne serait pas nécessaire de prouver - était politique et non militaire. Même Kouchner, le grand ami de Paul Kagame, l'a affirmé clairement : C'est dire!
Second détail : au Rwanda, je n'avais aucune activité militaire: je n'avais qu'une activité fort civile de remise à niveau des unitès de Police Judiciaire.
Troisième détail : personne n'a jamais prétendu que monsieur Kagame était disqualifié pour traiter des problèmes de son pays. Encore faut-il dire les choses clairement: le porte parole de la présidence donne la son de la Prèsidence et non celui d'un simple particulier, comme aurait pu le croire un lecteur non averti. La prècision de la fonction de M. Kagame s'imposait à mon sens.
D'ailleurs il le sent très bien lui-même puisque n'étant accusé d'aucun acte réprehensible, il se sent autoriser à exprimer son opinion. A contrario, et toujours selon lui, le porte parole d'un président accusé des pires crimes contre l'humanité ne serait donc pas autorisé à s'exprimer?
Dont acte!
ROBARDEY
seriez-vous candidat?
En réalité monsieur, les approximations « bien informées » que vous pensez devoir développer autour de ma personne ou de mes fonctions me laissent totalement indifférent. Quant à la définition de la qualité au nom de laquelle je devrais être perçu par ceux qui me lisent, elle pourrait vous revenir le jour où je vous accepterai comme porte-parole après examen de votre candidature. Seriez-vous vraiment candidat? "Amusant" en effet. Mieux vaut rire de cet échange improductif que je vous laisse volontiers clôturer par un trait d'esprit. Comme d'hab. Je vous remercie.
Un assassinat qui conforte les critiques
Un trait d'esprit ? Pour clôturer le débat , le jour où on annonce l'assassinat à Kampala d'un Xième journaliste rwandais critique à l'égard de Kagame?
Et alors que nous sommes au coeur des critiques, bien modérées somme toute, formulées par cette diplomate américaine ?
On n'évacue pas des assassinats avec des mots d'esprit, même si cela amuse les Kagame qui se gaussent de l'impunité absolue que leur ont conféré le cynisme des uns (anglosaxons et onusiens ) et la naîveté des autres (bobos parisiens).
ROBARDEY
confortés par le crime...
Quel intérêt Kigali aurait-il d'assassiner dans un bar ce journaliste aux écrits si confidentiels que seul son décès l'a mis à la lumière? A qui profite le crime sinon à ceux qui profèrent des accusations automatiques sans la moindre preuve? Confortés par le crime oui... ravis même.
Ca ne ferait jamais qu'un de plus
On ne prĂŞte qu'aux riches.....
Si Kagame avait un peu moins assassiné ses opposants, et la liste est longue, on ne penserait pas à lui dès qu'un de ses opposants est assassiné.
Un de plus au service de votre macabre propagande?
Oui Monsieur l'anonyme...
Vous ne cessez de le confirmer au fil de nos échanges. A l'aune de vos valeurs, "ça ne ferait jamais qu'un mort de plus" au service de votre macabre propagande. La technique du vautour je vous dis: pas besoin de savoir qui a tué son "repas" pour s'en nourrir...
Les khmers noirs et la "technique du vautour"
Amusant de voir un Kagame évoquer la "technique du Vautour" alors qu'ils ne sont parvenus au pouvoir qu'au prix d'un génocide épouvantable - génocide qu'ils ont eux-même déclenché - et alors qu'ils ne se maintiennent au même pouvoir qu'en neutralisant tout opposant immédiatement accusé de divisionisme, négationsisme , voire de complicité de génocide et envoyé devant des tribunaux de circonstance : TPIR ou Gaçaças (plus d'un million d'opposants condamnés, soit la quasi totalité des adultes survivant au Rwanda de 94 !) !
Voilà ce qu'on appelle une magnifique accusation en miroir dont on sait bien depuis longtemps que Kigali est passé maître dans cet art délicat !
Les seconds couteaux du FPR sont donc passés du statut de "Khmers noirs" à celui de "Vautours"! Il n'y a pas contradiction.
Au fait : relisez l'excellent ouvrage de vos amis américains Peterson et Hermann : "The politics of genocide"!! Vous y constaterez à quel point vos basses manoeuvres ont été mises à jour!
ROBARDEY
A propos de la couverture du discours de Susan Rice
Bonjour Faustin Kagame,
Je prends connaissance de votre commentaire, que je trouve éclairé, et intéressant et tiens cependant à répondre sur certains points.
Si Susan Rice a critiqué le Rwanda au sujet des libertés d'expression bafouées, et des libertés de réunion politique compromises, elle s'est aussi fait le chantre des progrès réalisés par le Rwanda, tout en assurant le gouvernement rwandais du soutien indéfectible du gouvernement américain.
Nous l'avons également clairement exprimé dans notre article.
Nous trouvons par ailleurs qu'un officiel américain de si haut niveau, qui exprime des critiques aussi acerbes sur le Rwanda, mérite en effet que l'on titre sur la quintessence de ces critiques. Mieux vaut mettre en avant les problèmes que rencontre un pays pour pouvoir y remédier.
Par ailleurs, avec les moyens qui sont les nôtres, nous nous sommes aussi fait l'écho des massacres qui ont actuellement lieu au Burundi et à la corruption galopante en Ouganda.
Nous ne sommes pas les contempteurs de M. Paul Kagamé.
Nous tâchons de faire du mieux pour couvrir l'actualité de la sous-région.
Bien cordialement,
Jean-Bernard Gervais, administrateur du site
Dont acte
"Nous tâchons de faire du mieux pour couvrir l'actualité de la sous-région"...
Je dois dire que vous le faites plutĂ´t correctement. En vous remerciant pour votre esprit d'ouverture et de dialogue. FK.
Avis
D'après les constatations et les jugements de Susan Rice sur le Rwaanda, il paraît que la vérité est prête à être mise au grand jour§
Les opposants harcélés, emprisonnés, exilés; les journalistes molestés, harcélés, emprisonnés, voire disparus!!!
Ah! C'est une vérité!! N'est ce pas un pays supposé être de "bonne gouvernance???
Les rapports d'Amnesty International ne suffisent pas pour mettre au clair la situation qui prévaut dans ce pays des milles collines??
Couper les bananiers pour les remplacer par les haricots où la productivité alimentaire de cette culture est de 120%, non de 100%, et y mettre de haricots seulement alors qu'ils étaient tous deux productifs sur ce même terrain, n'est-ce pas mettre la popualation dans une situation de précarité sans égale??? Les réduire à la mendicité alors qu'ils parvenaient à se suffire en aliments???
Quelle bonne gouvernance de prévoir que les employés auront à travailler pour rien pendant toute une année (programme du nouveau premier ministre)!!!
Le temps nous dira ce qui arrivera!
Bravo Mr. le Président Paul KAGAME.
Oppression
C'est ça le rwanda de Kagamé.C'est l'oppression ,la dictature et la criminalité
Encore un !
Ouganda: Nouvel assassinat d’un réfugié rwandais
31. déc | Par Laure Uwase |
Jérôme Ndagijimana, un rwandais qui était exilé en Ouganda, a été assassiné dans la nuit du 25 au 26 décembre dans son magasin à Kabalagala, un quartier se situant dans la capitale ougandaise, Kampala. Son corps sans vie a été retrouvé gisant dans une mare de sang avec la gorge tranchée. Le meutre survient moins d’un mois après l’assassinat d’un autre réfugié, l’éditeur du journal en ligne Inyenyerinews, Charles Ingabire.
Kabalagala - Ouganda
Ndagijimana avait été octroyé l’asile politique en mars 2011, nous rapporte un communiqué du parti d’opposition rwandais, FDU-Inkingi.
Dans son communiqué, le FDU-Inkingi appelle également la communauté internationale et les défenseurs des droits de l’homme à enquêter sur ces meurtres ciblés de réfugiés rwandais dans les différents pays.
Laure Uwase
Jambonews.net
ROBARDEY