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Le Rwanda félicité par la RDC pour l'arrestation de quatre militaires rwandais trafiquants
Le gouvernement congolais félicite l’armée rwandaise pour les sanctions infligées à quatre de ses officiers supérieurs accusés d’exploitation illégale des minerais en RDC.
Ces officiers, trois généraux et un colonel (lieutenant général Fred Ibingira, actuel commandant des forces réservistes ; brigadier général Richard Rutatina, conseiller de la présidence en matière de sécurité, brigadier général Wilson Gumisiliza, commandant de brigade de la région de l’Ouest et le colonel Dany Munyuza, des services de renseignements rwandais), ont été suspendus de leur fonction mardi 17 janvier et mis en résidence surveillée, en attendant le résultat des enquêtes.
Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais, encourage le Rwanda à continuer dans ce sens.
Selon lui, les partenaires de la RDC« prennent au sérieux les engagements que nous avons pris et qu’ils essaient de mettre hors d’état de nuire des gens qui sont impliqués dans cette criminalité économique qui nous a tellement pénalisés».
Il promet, par ailleurs, des sanctions contre les trafiquants illégaux congolais:
«Le principe de tolérance zéro n’est pas une figure de style, c’est quelque chose de très sérieux. Ils s’en sont rendus compte pour certains et ils vont devoir de plus en plus s’en rendre compte maintenant. Personne ne pillera impunément la RDC et son peuple.»
Jeudi 30 novembre, lors de la restitution à la RDC de 81 365 Kg de minerais de cassitérite, de coltan et de wolframite exportés illégalement au Rwanda, les représentants de ces deux pays ont signé un accord sur le contrôle transfrontalier pour endiguer la fraude minière.
Dans un rapport publié en 2009, l’ONG internationale Global Witness avait indiqué que la majeure partie de minerais exploités illégalement au Nord et Sud-Kivu, transitaient par le Rwanda et le Burundi avant d’être vendu sur le marché international.
«Les gouvernements de ces pays fournissent de fait aux parties belligérantes de l’Est de la RDC un accès aux voies d’exportation et aux marchés internationaux », a noté le rapport.
Agence rwandaise d'informations




Commentaires
Un serpent sans queue ni tĂŞte?
Il y a ce passage dans l'article du jour: «Les gouvernements de ces pays (Rwanda et Burundi) fournissent de fait aux parties belligérantes de l’Est de la RDC un accès aux voies d’exportation et aux marchés internationaux »...
Grand mystère de la propagande: seuls les pays de transit sont dénoncés, vilipendés, voués au pilori des ONG dépositaires de la Vertu Universelle. Le vendeur et l'acheteur sont blancs comme neige, mais pas le transitaire! Or, la chaîne du trafic qui amène ces minerais stratégiques depuis les forêts congolaises du Kivu jusqu'aux ports et aéroports des pays d'Europe, d'Amérique et d'Asie d'où provient la demande, est un serpent qui possède une tête et une queue comme tous les serpents du monde.
La tête du serpent, ce sont les rebelles extrémistes hutu rwandais des FDLR qui utilisent la main d'oeuvre servile des populations congolaises locales qu'ils ont réduit en semi-esclavage. Ils opèrent avec la complicité voire le parrainage d'officiers et d'hommes de pouvoir congolais placés au sommet de l'Etat, dépositaires de la légitimité nationale et garants de la continuité du trafic. Ce n'est pas moi qui le dit, mais un rapport de l'ONU sur les réseaux financiers des FDLR publié en novembre 2009.
La queue du serpent - à considérer dans le sens de terminal, de destination finale - ce sont les pays occidentaux et asiatiques dont les industries téléphoniques, aéronautiques et aérospatiales sont les demandeurs et consommateurs exclusifs de ces minerais.
Dans ce trafic pourtant, vérifiez, les FDLR sont très rarement mentionnés. Les pays riches qui sont à la source de la demande, eux, ne le sont JAMAIS! Sans eux pourtant, le trafic cesserait d'exister.
Pourquoi donc seuls les pays de transit, qui ne fabriquent ni téléphones portables, ni avions, ni fusées, sont-ils chargés de tous les maux dans cette affaire? Se trouvant géographiquemet entre l'offre et la demande, que peut faire le tronc du serpent contre la volonté combinée de la tête et du cloaque? Fermer ses frontières? Il suffirait d'imposer au tronc (les pays transitaires) cette mesure radicale par résolution du Conseil de sécurité par exemple. Pourquoi ne le fait-on pas? Poser la question, c'est y répondre.
Soyons sérieux! Si le serpent du trafic des minerais congolais est un reptile qui n'a ni queue ni tête, la propagande qui incrimine les pays de transit... n'en a pas non plus.
Commentaire Ă relever
Bonjour,
Votre commentaire est d'une grande facture. S'il vous sied, pouvez-vous le développer, je le publierai parmi les articles de grandslacs.info ? Pouvez-vous le signer ? Cordialement,
Jean-Bernard Gervais
Jean-Bernard Gervais, administrateur du site
Mr Kanambe, et le
Mr Kanambe, et le gouvernement des valets de chambre de Hyppolite que faites-vous pendant que la RDC est spoliée ?
Et les congolais meurent de faim.
Comme vous êtes incompétents, vous devez dégager et laisser la place aux congolais compétents de faire le boulot (to do the job) pour redresser ce pays pour le bien de tous.