De nouveaux cadavres à l’embouchure de la rivière Rusizi et le lac Tanganyika

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Plus de cinq cadavres ont été découverts à Gatumba à l’embouchure de la rivière Rusizi  et le lac Tanganyika. Ligotés,  ces cadavres en décomposition avaient des marques des balles. Au moment où les pêcheurs qui les ont découverts disent qu’il y a probabilité d’en trouver d’autres, des réactions critiques dominent l’environnement sociopolitique à  Bujumbura.

Le Forum de la société civile (forsc) se dit consterné par cette situation amère qui renaît alors qu’il croyait que c’était fini depuis l’an dernier où de tels cas étaient signalés. «  Les gens visés sont des anciens combattants » , précise Pacifique Nininahazwe du forsc. Certainement , ajoute-t-il , ces tueries appellent une malédiction au pays. Sur la conférence internationale des bailleurs de fonds qui se tiendra à la fin de ce mois en Suisse , le président du forsc est prudent.
 
«  Nous demandons que cette conférence ne puisse pas tenir compte de cette calamité. Les Burundais ont besoin de l’aide pour développer leur pays. Pourtant, force est d’interpeller l’opinion nationale et internationale pour suivre de près la situation sécuritaire au Burundi »
 
Le parti Sahwanya-Frodebu condamne , lui aussi , ces meurtres  et dénonce « le silence du gouvernement » et l’impunité qui ronge le pays. Le parti au pouvoir , le Cndd-Fdd , quant à lui s’inquiète du cours des événements et appelle au respect de la vie humaine. Il demande à cet effet , que des enquêtes soient menées pour traduire en justice les auteurs de ces actes ignobles.
 Par la voix de Willy Nyamitwe , vice porte-parole du Président de la République , le numéro un burundais dénonce « cet acte impi » et promet des enquêtes rigoureuses pour traquer et punir les criminels.


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