Le général Didier Tauzin, vétéran de la guerre rwandaise, fait de nouveau parler de lui

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On l’avait pratiquement perdu de vue, depuis la publication en 2011 de son ouvrage sur sa version de la guerre Rwandaise, Rwanda, Je demande justice pour la France et ses soldats.
 
Le général Didier Tauzin est intervenu au Rwanda entre 1992 et 1994. Il commandait alors le premier régiment de parachutistes d’infanterie de marine. Il a notamment conduit l’opération Chimère, en 1993, qui a stoppé, un temps, l’avancée des troupes du FPR. Dans son ouvrage, Didier Tauzin remet en cause la notion même de génocide des Tutsis, attribuant l’ensemble des "massacres" au FPR. On peut ainsi y lire ceci :  "Nous acquérons ainsi la certitude que le FPR procède à une véritable épuration ethnique parfaitement organisée donc préalablement planifiée, et magistralement conduite. Les Hutus doivent disparaitre des territoires conquis". Sans commentaire.
Il faut croire que le général Tauzin a une dent contre les réfugiés, qu’ils soient en armes, comme le furent par exemple les soldats du FPR, ou désarmés, comme les réfugiés provenant principalement de Syrie, en transit à Calais. 
Car le général en retraite vient de publier un communiqué de presse, suite à l’arrestation du général Piquemal, samedi dernier. À la tête d’une manifestation illégale, à l’appel du mouvement ouvertement islamophobe Pegida, Piquemal s’est fait arrêter pour avoir enfreint la loi. Quoi de plus normal ? Ce qu’admet le général Tauzin dans son communiqué : "Le Général Piquemal, que je connais personnellement et pour qui j’ai un profond respect, savait que sa présence à cette manifestation était illégale du fait de l’interdiction préfectorale dictée par le ministre Cazeneuve." Mais Tauzin, comme à son habitude, perd le fil de la raison lorsqu’il affirme que "cette arrestation constitue, de la part de nos gouvernants, une grossière tentative d’intimidation, une méthode classique des régimes à l’agonie. Ne nous laissons pas entraîner là où ils veulent nous conduire : l’action violente". Et de poursuivre, dans son élan paranoÏaque : "Ce gouvernement – dont l’incompétence confine de plus en plus à l’illégitimité – nous provoque et espère nous pousser à la faute. Ne cédons pas aux manipulations et préparons l’avenir avec détermination." Retraité depuis 2006, Tauzin se rêve à la tête de l’État français, et prépare activement sa candidature en 2017 sur les réseaux sociaux. 
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