Ouganda_Politique
L'arrestation de l'opposant politique
Kizza Besigye provoque des manifestation à Kampala
Mise en ligne le 15/11/05
Une voiture brule
à Kampala
les manifestations à Kampala qui ont fait
suite à l'arrestation du leader de l'opposition Kizza Besigye
le 14 novembre dernier ont été dispersées le
lendemain par les forces de l'ordre. Et témoignent de l'exaspération
croissante des Ougandais pour le régime de Museveni.
Les forces de sécurité
ougandaises ont dispersé mardi à Kampala des centaines
de sympathisants de l'opposition, alors que Kizza Besigye, leader
de l'opposition, accusé de trahison et de viol, devait être
présenté à la justice dans la journée.
Des dizaines de militaires et de policiers ont pourchassé
des centaines de manifestants à proximité du tribunal,
avant de les disperser. Des coups de feu ont été entendus
le 15 novembre au matin dans la capitale, théâtre de
violences la veille entre forces de sécurité et partisans
de l'opposition. Aucune victime n'était immédiatement
signalée. M. Besigye, qui a été arrêté
le 14 novembre et inculpé pour viol et trahison, un acte
passible de la peine de mort, a été présenté
à la justice le 15. Après quatre ans d'exil, M. Besigye
était rentré le 26 octobre en Ouganda, à quelques
mois de l'élection présidentielle prévue en
mars 2006.
Une personne tuée
Dans la capitale le 15 novembre dernier,
de nombreux magasins étaient fermés et le trafic automobile
moins dense que d'ordinaire. La veille, une personne avait été
tuée à Kampala en marge des manifestations de protestation
contre l'arrestation de M. Besigye, selon la police. Les rues portaient
encore les stigmates des échaffourées de la veille:
des chaussures abandonnées, des débris de verre et
trois véhicules officiels brûlés.
Dans le même temps, au stade Nambole, à 5 km à
l'est de Kampala, le Mouvement de résistance nationale (MNR)
du président Yoweri Museveni se réunissait pour avaliser
la candidature de M. Museveni à l'élection présidentielle
de 2006. En juillet, le Parlement avait modifié la Constitution,
autorisant le président à briguer plus de deux mandats.
M. Museveni, qui a pris le pouvoir par la force en 1986, a depuis
été élu à deux reprises à la
tête de l'Etat.
AFP
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