Ouganda_Politique
Museveni, candidat à la présidentielle,
sur fond de répression politique Mise en ligne le 22_11_05
C’est officiel : Yoweri Katuga Museveni briguera en 2006
un troisième mandat présidentiel. Alors que la répression
s’accentue en Ouganda.
Le président ougandais sortant
Yoweri Museveni a décidé de participer à l'élection
présidentielle en 2006, a rapporté le 17 novembre
dernier le journal New Vision.
Le président présentera sa candidature pour être
à la fois président du parti et président (de
l'Etat), selon le journal.
"Le président Museveni a finalement cédé
à la pression de membres du Mouvement de résistance
national (MRN, au pouvoir)" et "cela met fin à
la rumeur dans les milieux politiques et diplomatiques selon laquelle
M. Museveni briguerait un troisième mandat", indique
le journal de langue anglaise.
Répression
Cette annonce de candidature intervient
au moment où une vague de répression s’abat
sur le pays. Après l’arrestation du principal opposant
politique le Dr Kizza Besigye, c’est au tour de la presse
de subir les foudres du pouvoir.
Ainsi, le journal d’opposition The
Monitor a été saisi en divers endroits du pays,
notamment à l’ouest, et menacé de fermeture
le 15 novembre dernier, suite à la publication d’articles
jugés répréhensibles par la police : il s’agissait
entre autres d’un papier accusant Museveni de népotisme,
et de la publication d’une annonce de soutien aux dons pour
une organisation de défense des prisonniers politiques en
Ouganda, le Fonds des droits de l’homme Kizza Besigye,du nom
éponyme de l’homme politique emprisonné.
Sur le front des combats au Nord de l’Ouganda contre la rébellion
LRA (Lors Resistance Army), le ton se durcit : après l’assassinat
de dix sept civils les 20 et 21 novembre derniers, l’armée
a répliqué en poursuivant les rebelles et en abattant
deux d’entre eux. Parallèlement,
lles Forces de défense du peuple ougandais (UPDF), les Forces
armées du Soudan (SAF) et l'Armée de libération
du peuple soudanais (SPLA) ont signé un protocole afin de
mettre conjointement à execution un mandat d'arrêt
lancé par la Cour pénale internationale contre le
dirigeant rebelle ougandais Joseph Kony. C'est la première
fois que les trois forces se sont entendues pour mener ensemble
des opérations contre le dirigeant de l'Armée de résistance
du seigneur (LRA), selon un communiqué signé par les
trois parties, cité lundi par le journal d'Etat The New Vision.
A tout le moins, la méthode brutale n’est pas l’apanage
du seul Nicolas Sarkosy.
Jean-Bernard Gervais, avec Afp et Panapress
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