Le Rwanda, la poule aux
oeufs d'or de M. Charles Onana Mise
en ligne le 02/04/05
Après
Marie-Roger Biloa, Le Rwanda compte un nouveau contempteur, le
journaliste "indépendant" et éditeur Charles
Onana, qui publie, sous les auspices de sa maison d'éditions
Duboiris, des brulôts, dont les thèses ne redorent
pas le blason de Kagamé et de son équipe, loin s'en
faut.
Charles Onana s'était fait connaitre
du grand public en publiant une enquête, Les secrets du
génocide rwandais éditions Duboiris, qui accusait
l'actuel président rwandais d'avoir fomenté l'attentat
contre Juvenal Habyarimana, attentat qui avait déclenché,
le 6 avril 1994, le début du génocide. S'estimant
diffamé, le président rwandais avait porté
plainte contre Onana. Mal lui en prit : la plainte, déposée
en mars 2002, a été débouté. Car la
loi française de 1881 relative à la liberté
de la presse et de l'édition impose de saisir la justice
moins de trois mois avant publication du texte incriminé.
Or le livre de Charles Onana fut publié plus de trois mois
avant l'assignation en justice. Fort de son succès devant
les tribunaux, Onana n'a eu de cesse depuis de faire croire qu'il
avait gagné son procès grâce à la qualité
de son ouvrage, qui, au dire de l'Obsac
multiplie les emprunts, approximations, et fôtes d'ortografe
!
Biloa et compagnie
Et de multiplier les conférence en compagnie de contempteurs
acharnés du pouvoir rwandais, comme sa compatriote camerounaise
Marie-Roger
Biloa, pour dénoncer la dictature supposée de
M. Kagamé.
La polémique qui a entouré la publication de son
premier opus contre le Rwanda lui aura au moins permis de faire
de son livre un succès de librairie. Est-ce ce succès
qui a relancé sa maison d'édition en novembre 2003
avec un capital de plus de 7000 euros ? Ou alors, comme les mauvaises
langues le laissent supposer, ce trésor de guerre n'est-il
que le fruit de ses accointances avec les services très
spéciaux de l'Hexagone ? Nul ne le sait... Toujours est-il
que Charles Onana lance dans le marigot de l'édition panafricaine
des pavés qui s'en prennent assez violemment au FPR.
C'est moi le patron !
Pour commencer, l'ancien représentant spécial de
l'ONU pendant le génocide de 1994 au Rwanda Jacques-Roger
Booh Booh, publie ses souvenirs de cette période
tragique, et en profite pour régler ses comptes avec Roméo
Dallaire, (chef des Casques bleus). Mis en cause : les relations
du général canadien avec le FPR. Le militaire onusien
aurait fermé les yeux sur les trafic d'armes au profit
du FPR. Pis, il aurait partagé sa couche avec une Tutsie,
ce qui expliquerait son inclinaison pour le FPR, contre le régime
d'Habyarimana. Ce sur quoi Jacques Roger Booh Booh ne s'explique
pas, c'est sa complaisance pour le régime d'Habyarimana,
son aveuglement devant la préparation du génocide,
son silence, depuis...
Honoré se met à table
Autre manifeste anti-tutsi publié par les bons soins de
Charles Onana, les réflexions et analyses de Honoré
Ngbanda, ex-ministre de la Défense et ancien conseiller
spécial du maréchal Mobutu. Dans Crimes organisés
en Afrique centrale, Enquête sur les réseaux rwandais
et occidentaux, Honoré lève le voile sur les
réseaux qui pillent son cher pays : le FPR, Kagamé,
Ruberwa, "les terroristes arabes", et j'en passe. Honoré,
tout comme Booh Booh, ne manque pas de mettre en exergue la malignité
des femmes tutsies, chargées de recueillir des informations
confidentielles sur l'oreiller... Cet ouvrage prêterait
à rire, s'il n'avait été rédigé
par un mobutiste convaincu qui, en matière de pillage,
n'a rien à apprendre de ceux qu'il est censé dénoncer.
Infatigable, Charles Onana multiplie aussi les conférences
de presse à Paris, les 5 et 6 avril. Où il sera
question de terrorisme, d'attentats, de génocide, etc.
Dites-moi Charles, quand donc publierez-vous une enquête
qui prouve que Kagamé est à l'origine de l'attentat
contre le World Trade Center ?
1- LE PATRON DE DALLAIRE
PARLE
Révélations sur les dérives d'un général
de l'ONU au Rwanda.
Jean-Bernard Gervais
