génocide
Le groupe de presse Jeune Afrique emploie
une présumée génocidaire Mise
en ligne le 29_05_06
De nouveau, sur la liste des 93 personnes recherchées
par le parquet général de Kigali pour crimes de génocide
réapparait le nom de Spérancie Karwera Mutwe, fidèle
collaboratrice du journal Jeune Afrique...
Le 11 mai dernier, le parquet général
de Kigali publiait une liste mise à jour de présumés
génocidaires en exil, recherchés activement par le
Rwanda. Parmi les 93 noms inscrits sur cette liste (plus précisément
"liste de la première catégorie prescrite par
l'article 9 de la Loi Organique N° 8/96 du 30 août 1996"),
réactualisation de celles rendues publiques en 1996 et 1999,
figurent celui de Mme Spérancie Karwera Mutwe, un nom qui
n'est pas inconnu des lecteurs assidus de l'hebdomadaire panafricain
Jeune Afrique (anciennement L'Intelligent).
En effet, en exil depuis 1994, Spérancie Karwera Mutwe apparait
dans l'ours de Jeune Afrique depuis une bonne dizaine d'années,
en tant que représentante commerciale du titre.
Alors qu'elle était encore récemment "représentante
commerciale au Sénégal" Spérancie Karwera
Mutwe est désormais chargée de mission, sans "port
d'attache" pour ainsi dire (même si elle réside
toujours à Dakar). Contacté, le journal Jeune Afrique
n'a pas encore répondu à nos questions.
Akazu
Désormais sénégalaise,
Spérancie Karwera Mutwe cumulait au Rwanda jusqu'à
la date fatidique de 1994 les fonctions de directrice du journal
pro-gouvernemental UMURWANASHYAKA (Gaspard Gahigi et Kantano Habimana,
célèbres journalistes de la non moins fameuse RTLM,
surnommée Radio Machettes, ont fait leurs première
armes journalistiques à UMURWANASHYAKA) et directrice de
l'information à la présidence MRND. A ce titre, elle
faisait partie du premier cercle du pouvoir de Juvénal Habyarimana,
dit "l'Akazu". Elle avait été évacuée
du Rwanda par l'armée francaise, parmi un aréopage
de personnalités politiques de l'ancien régime, dont
la veuve du président Habyarimana, en exil en France, elle
aussi activement recherchée par la justice rwandaise.
Autre précision : Spérancie Kawera Mutwe apparaissait
dès 1996 sur les listes de personnes recherchées par
la justice rwandaise.
Les pays hébergeant les présumés
génocidaires ont été contactés par la
diplomatie rwandaise pour qu'ils arrêtent ces fugitifs.
Une fois ces personnes arrêtés,les pays d'accueil peuvent
soit les juger soit les extrader. Il y aurait 15 personnes recherchées
en Belgique, 12 en RDC et 8 en France.
Pour le moment seul le Danemark collaborerait dans ce sens.
Jean-Bernard Gervais
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