BURUNDI
La grève des infirmières
paralysent les services de santé mise
en ligne le 12/03/05
En grève depuis le 7 mars dernier,
les infirmières paralysent les services de santé
du pays. Elles réclament l'application d'un accord signé
en décembre 2004 entre leurs syndicats et le gouvernement,
qui leur garantit de meilleures conditions de travail et un meilleur
salaire.
Les services des hôpitaux publics
continuent d'être perturbés alors que les infirmières
entamaient le 11 mars leur cinquième jour de grève
illimitée pour exiger de meilleurs salaires et conditions
de travail. Dans la plupart des hôpitaux de Bujumbura, la
capitale du Burundi, les infirmières se sont présentées
à leur poste chaque matin, mais ne traitent que les urgences.«Nous
travaillons comme nous le faisons les week-ends ou les jours fériés»,
a déclaré Melance Hakizimana, présidente
du Syndicat national de travailleurs de la santé. Selon
le directeur de l'hôpital Prince Régent Charles,
le Dr Ignace Nzotungwanayo, même les laboratoires qui sont
supposés fonctionner de jour comme de nuit étaient
fermés, «ce qui a posé bien des problèmes
aux médecins et aux patients hospitalisés».
En grève depuis le 7 mars dernier, les infirmières
exigent l'application d'un protocole d'accord signé en
décembre 2004 entre leur syndicat et le gouvernement et
portant sur leurs revendications. Toutefois, dans le rapport du
Conseil des ministres de mercredi dernier, le porte-parole du
gouvernement, Onésime Nduwimana, a nié l'existence
de cet accord. «A l'issue des négociations engagées
l'année dernière entre les délégués
du gouvernement et le syndicat des infirmières, il n'y
a eu que deux propositions portant sur l'amélioration des
conditions des infirmières», a-t-il dit. «Nous
avons seulement accepté de leur faciliter l'accès
aux soins médicaux et avons indiqué que les autres
indemnités seraient étudiées en même
temps que celles de tous les fonctionnaires de la fonction publique»,
a ajouté Nduwimana. Le porte-parole a exhorté les
infirmières à reprendre le travail ou à démissionner.
Les infirmières ont cependant fait savoir qu'elles ne reprendront
leur travail que lorsque leurs revendications seront satisfaites.
Source : Irin.
